EN DE

POLITIQUE

Engagements
|
Médias

Nom : Revaz
Prénom : Estelle
Âge : 34 ans
Domicile : Veyrier (GE)
Fonction professionnelle : violoncelliste, artiste indépendante, auto-entrepreneuse

• Conseillère nationale PS
• Expérience de la Berne fédérale (Loi Covid)
• Déléguée pour le PSS Femmes
• Maitrise de l’allemand

Vous vous demandez ce qu’une saltimbanque peut bien vouloir aller faire à Berne ? Un jour, l'Etat a déclaré que les gens comme moi étaient non-essentiels. Il s’est octroyé le droit de nous interdire de travailler sans avoir les bases légales nécessaires pour nous indemniser. Plutôt que de me laisser sombrer, j’ai décidé de mener la bataille directement auprès des parlementaires fédéraux afin de faire changer la loi. Je les ai appelés un à un pour bâtir une solide coalition transpartisane. Nous avons ainsi pu construire des majorités dans 7 commissions (au national, aux États), passer les 2 plenums et suivre avec attention la mise en oeuvre de l'article 11 alinéa 11 de la Loi Covid. Le combat a été féroce mais il a heureusement permis d'assurer aux 300'000 actrices et acteurs culturels de notre pays le droit d'être indemnisés... un jour. Cette action aurait pu être un "one shot", mais la flamme est restée allumée. Un engagement en amenant un autre, j'ai continué à m'investir, en soutenant par exemple la version du "seul un oui est un oui" au moment de la révision du droit pénal sexuel. Mon expérience singulière m'a montré qu'il était possible de faire bouger les lignes. Ce constat m'a donné beaucoup d'espoir... et je suis maintenant très enthousiaste à l'idée de m’engager avec le Parti socialiste pour que chaque citoyenne et citoyen de notre pays puisse être traité avec dignité et humanité.

Cinq sujets me touchent particulièrement :

La protection sociale des travailleuses et travailleurs indépendants : 13% des gens actifs en Suisse sont indépendants. Ceci représente près de 600'000 personnes qui travaillent dans des domaines aussi variés que l'agriculture, l'hôtellerie-restauration, la santé, la construction, le commerce, l'immobilier, etc. Comme nous avons pu le constater pendant la crise du Covid, le manque de protection sociale lié au statut d'indépendant peut très vite avoir des conséquences dramatiques. Nous cotisons au chômage mais n'avons pas le droit d'en bénéficier. Les assurances pertes de gains en cas de maladie ou d'accident sont, elles, facultatives et inaccessibles pour beaucoup. Il est urgent que notre système de protection sociale se modernise et s'adapte à un monde en mutation qui peut de moins en moins garantir des parcours professionnels linéaires, que ce soit à cause de la volatilité des marchés ou des crises imprévisibles que nous continuerons à prendre de plein fouet.

Pour lire ma proposition d'aide au développement économique solidaire pour les PME et petits indépendants : www.lematin.ch

La protection sociale des artistes : 60% des actrices et acteurs culturels vivent en Suisse avec moins de 3'300 CHFs/mois. La plupart des personnes travaillant dans ce secteur sont indépendantes ou exercent une activité hybride. Malgré un haut niveau de formation et un volume de travail bien supérieur à la moyenne nationale, les revenus sont très souvent insuffisants pour cotiser à un 2ème pilier ou souscrire une assurance perte de gain. Retraite, maternité, maladie, accident... sont des mots terrifiants alors qu'ils font pourtant partie de la vie. Il est temps de trouver des solutions au niveau fédéral pour que les actrices et acteurs culturels de notre pays puissent enfin vivre dignement de leur travail et compter sur une protection sociale minimum adaptée. Je serais heureuse de mettre mes connaissances du terrain au service de la cause qui est centrale, aussi pour Genève, puisque la culture est le 2ème secteur économique de notre canton (9,5% du PIB et 7,6% des emplois).

Pour lire ma chronique concernant le filet social des actrices et acteurs culturels : www.letemps.ch

L’égalité et la cause féministe : Inégalités salariales, difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle, remarques sexistes, harcèlement, agressions sexuelles, viols : l’omerta est terriblement difficile à briser. Dans mon métier, il est par exemple fréquent de devoir renoncer à la maternité faute de système de garde adapté. Il est aussi courant que le harcèlement moral ou sexuel ne soit pas dénoncé. Lors de la révision du droit pénal sexuel, j’ai soutenu la version du « seul un oui est un oui » qui visait à faire inscrire dans la loi la notion de consentement. Entendre des parlementaires me dire qu'un viol ne devait pas être traité différemment qu’une violation de domicile m’a profondément choquée et a renforcé mon envie de m’engager avec le Parti socialiste pour faire bouger les lignes. Non, se faire voler son écran plat n'est pas comparable à un viol, il est temps que les mentalités changent d'autant que dans notre pays une femme sur cinq déclare encore avoir des relations sexuelles non consenties.

Pour lire mon interview concernant la révision du droit pénal sexuel : www.lenouvelliste.ch

L'intelligence artificielle: Aujourd'hui, l'intelligence artificielle (IA) s'impose comme une technologie qui transforme nos vies. Si elle offre de formidables opportunités, elle soulève aussi de nombreuses questions sociétales, éthiques et économiques. J'ai pu m'en rendre compte en étudiant par exemple la dimension sexiste des algorithmes. Si nous n'y prenons pas garde, l'intelligence artificielle entretient, voire amplifie, les inégalités de genre que nous combattons pourtant depuis des décennies. Au-delà de ces défis, l'IA nous invite à explorer de manière créative notre propre avenir. Plus que jamais, il est de notre responsabilité de faire de cette technologie une force motrice pour améliorer le fonctionnement global de notre société. La Suisse a un rôle à jouer, j'en suis persuadée. De la protection de la souveraineté numérique à la mise en oeuvre d'IA renforçant les droits humains, notre pays peut devenir garant d'une humanité durable et solidaire.

Pour lire ma chronique sur les algorithmes qui font mâle : www.tdg.ch

La Suisse et l’Union européenne : La situation actuelle est intenable pour de nombreux secteurs dépendants du marché européen. Je pense par exemple au commerce, à la recherche, à l'éducation, à la culture etc. En même temps, il n’est pas acceptable qu’un rapprochement avec l’Union européenne péjore les conditions de travail dans notre pays. Ayant moi-même profité d’une formation d’exception en France et en Allemagne, travaillant aujourd’hui dans de nombreux pays d’Europe et étant confrontée au phénomène de concurrence déloyale en Suisse avec des artistes étrangers souvent engagés à des tarifs extrêmement bas, je suis consciente des enjeux et serais ravie de participer activement à la recherche de solutions équilibrées. Je suis convaincue qu'il est dans notre intérêt de construire des relations fluides et innovantes avec l'UE puisque nous partageons un marché, une histoire et des valeurs... que nous le voulions ou pas.

C’est avec conviction que je mets au service des citoyennes et des citoyens du canton de Genève mon profil singulier, mon énergie débordante, ma capacité à débattre et à persévérer sans jamais perdre espoir pour tendre vers une société plus juste, plus humaniste et plus solidaire.

En interview pour le Matin Dimanche : www.lematindimanche.ch

En interview pour la Tribune de Genève : www.tdg.ch.ch

En interview pour Femina : www.femina.ch

En video sur Leman bleu : www.lemanbleu

En débat sur le plateau d'Infrarouge : www.infrarouge.ch

Pour découvrir le programme et la liste des candidats et candidates du Parti socialiste genevois aux fédérales de 2023 : www.ps-ge.ch